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L’astronomie à la recherche de la vie dans l’Univers
Article mis en ligne le 9 octobre 2012
dernière modification le 19 juin 2014

par Evelyne MAGNY
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Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, le mystère de la vie a toujours interrogé les
cultures et les civilisations afin de pouvoir répondre à cette question parfois angoissante pour l’humanité : « sommes-nous seuls dans l’immensité de l’Univers ? »

Pendant longtemps, cette question a alimenté mythes et croyances des philosophes mathématiciens grecs aux astronomes et biologistes de l’ère moderne.

Les techniques scientifiques actuelles ont permis une avancée spectaculaire dans la recherche de la vie ailleurs grâce à la découverte en 1995 par Michel MAYOR et son équipe à l’Observatoire de Haute-Provence, de la première planète extrasolaire (située à l’extérieur du système solaire) Nous avons donc maintenant la certitude qu’il existe de très nombreuses planètes circulant autour d’étoiles. Certaines de ces planètes sont semblables à notre Terre et
notre système solaire n’est donc pas unique ! Mais comment se présente la surface de ces planètes, que contient leur atmosphère, les conditions physico-chimiques sont-elles propices à l’apparition de la vie ? Malheureusement, pour l’instant les techniques actuelles d’observation ne nous permettent pas encore d’avoir une image précise de la surface de ces astres !

Donc, pour rechercher la vie ailleurs, il faut se baser sur une définition très élargie de la vie telle que nous la connaissons sur notre planète qui est pour l’instant, notre seul modèle.

Mais les astronomes et les biologistes doivent aussi tenir compte du fait que des formes de vie très différentes de celles que nous connaissons ont pu se développer dans des environnements très hostiles. Sur Terre , de telles formes de vies existent En effet, de nombreux organismes vivants pullulent au niveau des cheminées sulfureuses dans les grands fonds océaniques, dans des lacs concentrés en soude ou en sel , dans des milieux à forte acidité, dans des roches ou sous les glaciers, en l’absence de lumière.

La science nous révèle ainsi une vie terrestre plus immense et extraordinaire au fil des progrès des techniques d’observation et d’analyse. Cela permet aujourd’hui aux scientifiques de comprendre la naissance et le développement de la vie sur Terre notamment lors des périodes pendant lesquelles les conditions climatiques étaient plutôt inadaptées à la vie telle que nous avons l’habitude de la concevoir.

Que faut-il donc rechercher sur une autre planète qui puisse signer la présence d’une forme de vie ?

Sur Terre, l’apparition de la vie est étroitement liée à la présence de l’eau à l’état liquide et à l’atome de carbone qui forme le squelette des molécules organiques, briques élémentaires des organismes vivants. Ce rôle essentiel de l’eau incite donc les astronomes à rechercher d’autres astres susceptibles de présenter de l’eau liquide à leur surface en quantité suffisante et pendant de longues périodes. Cette condition implique la recherche d’une planète située à une bonne distance de son étoile, ni trop proche, ni trop éloignée possédant une atmosphère d’oxygène ou de méthane. En effet, ces deux composés peuvent révéler la présence de vie à la surface d’une planète.

Le système solaire, notre proche banlieue, a été le premier terrain d’exploration à la recherche de la vie ailleurs .Des missions spatiales sont envoyées ou sont en projet, particulièrement sur la planète Mars où des robots ont collecté des échantillons de roches dans des régions contenant des argiles, donc ayant pu se retrouver sous l’eau il y a 3,5 milliards d’années lorsque cette planète présentait encore de l’eau liquide à sa surface. Une partie des Curiosity Photo NASA {JPEG}
missions martiennes est vouée à la recherche de traces de vie, même fossiles dans les diverses roches présentes à sa surface.

Certaines bactéries auraient-elles réussi à rester en semi léthargie piégées dans des cristaux de sels et un peu d’eau pendant des milliers d’années ? Nous avons vu précédemment que sur Terre de tels organismes existent, résistant aux pires conditions climatiques, aux irradiations, au manque d’oxygène et de lumière.

En s’éloignant du Soleil, un autre astre a rapidement intéressé les astronomes, il s’agit d’Europa, un des satellites de Jupiter. Il présente une surface glacée sous laquelle existe certainement un océan liquide qui pourrait contenir des micro-organismes. Une mission spatiale devrait analyser la composition chimique de la surface de ce satellite et déterminer la taille ainsi que la profondeur de son océan sous-glaciaire afin d’évaluer la possibilité de réaliser un jour un forage à la recherche d’éventuels organismes vivants.

Plus loin encore, l’atmosphère d’azote et de méthane de Titan, satellite de Saturne, aurait pu servir d’amorce à une chimie organique, mais ce monde froid où il pleut du méthane se révèle très hostile à une vie telle que nous la connaissons.

Un autre petit satellite de Saturne, Encelade, cache peut-être sous sa croûte glacée une intense activité géologique qui se traduit par des geysers de glace, de vapeur d’eau et de molécules organiques à sa surface. Ces éléments pourraient former des acides aminés, puis des protéines indispensables à l’émergence de la vie.

A l’heure actuelle, l’exploration de notre système solaire n’a détecté aucune forme de vie, mais les avancées technologiques d’observation vont permettre d’affiner les analyses des sols et des atmosphères des planètes et satellites.

Qu’en est-il des planètes situées hors de notre système solaire ? Lesquelles pourraient accueillir la vie ?

Dans ce cadre, les recherches se focalisent essentiellement sur les planètes dites telluriques, c’est-à-dire rocheuses, présentant les conditions nécessaires à la présence d’eau liquide à leur surface. Ainsi, le télescope spatial Képler lancé en 2009 explore des régions du ciel afin de détecter ces planètes en envoyant par la même occasion des informations sur la composition de leur atmosphère. Mais, nous l’avons dit, ces planètes de petite taille sont très difficiles à observer avec précision en utilisant nos moyens actuels .Sous quelle forme doit-on y rechercher la vie ?

L’étude des météorites récoltés sur Terre et notamment celle de la météorite de
Murchison tombée en 1969 en Australie peut nous en donner une idée. En effet, elle nous révèle la présence d’un grand nombre d’acides aminés (molécules à la base de la formation des protéines donc précurseurs de la vie) dont certains de forme particulière que l’on ne trouve pas sur Terre. Des molécules organiques pourraient donc être modifiées au cours de leur voyage dans l’espace sous l’effet des radiations des étoiles proches.

Ces roches venues de l’espace contiennent pour la plupart du carbone, de l’eau et des composés organiques ce qui renforce l’idée d’une vie ailleurs dans l’Univers, peut-être sous une forme différente de celle que nous connaissons, sur d’autres mondes présentant des conditions physico-chimiques et un environnement différents.

D’autre part, les observations ont montré que notre planète, notre système solaire et notre galaxie n’ont rien d’original au sein de l’Univers donc de bonnes conditions de vie pourraient se retrouver un peu partout. La vie devrait donc être un phénomène universel dans un ciel où des planètes habitables se comptent par millions.

Ce raisonnement engendre maintenant d’autres questions :

Si des êtres vivants existent ailleurs, sont-ils sous forme de végétaux, de microorganismes ? Sont-ils conscients ? Sont-ils intelligents ?
Radio téléscope d'Arecibo {JPEG} Le développement de la radioastronomie et de l’informatique devrait permettre de capter un message extraterrestre, s’il arrive à nous parvenir et si nous sommes en mesure de le décoder. Mais pour l’instant aucun signal révélant une vie intelligente extraterrestre n’a été intercepté malgré d’importants moyens mis à disposition dont la Station de Nançay dans le Cher, dotée du plus puissant radiotélescope au monde, celui d’Arecibo à Porto Rico et le Very Large Aray au Nouveau Mexique. Par ailleurs, depuis 1960, le programme SETI ( Search for Extra Terrestrial Intelligence) a été mis en place par l’astronome Carl SAGAN d’après une idée du chercheur Franck DRAKE avec le concours du radiotélescope de Green Bank ( Etats Unis) à la Observatoire de Green Bank. Photo HAJOR USA {JPEG}
recherche de signaux artificiels d’origine cosmique sur la bande de fréquence de l’hydrogène (1420 MHz).

En attendant un signal, la sonde Pionner 10 a été lancée le 3 mars 1972 depuis le centre spatial Kennedy avec à son bord une plaque en or gravée qui doit communiquer diverses informations sur son origine à une éventuelle intelligence extraterrestre.

Par ailleurs, un message codé a été envoyé en 1974 à partir du radiotélescope d’Arecibo (Porto Rico) vers l’amas globulaire M13 dans la constellation d’Hercule (amas contenant des milliers d’étoiles) et distant de 25100 années lumière.

Deux bouteilles à la mer, sans aucun espoir de réponse ...

Amas M13 {JPEG}
Depuis de nombreuses années la recherche d’une vie extraterrestre est entrée dans le domaine scientifique afin de mieux comprendre l’apparition puis le développement de la vie sur Terre, d’espérer modifier notre vision du monde et de mieux percevoir notre place dans l’univers.



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